Paiement en ligne : les solutions adoptées par Escale

Bérénice - 12/10/2015

Crainte de l’escroquerie du côté utilisateur, et coûts importants imposés par les banques pour les e-commerçants, tous deux peuvent encore se montrer réticents face à l’utilisation de services de paiement en ligne. Mais, grâce à l’évolution de la législation à ce sujet, de nouveaux services de paiement voient constamment le jour. L’équipe d’Escale a été séduite par certains de ces outils pour la mise en place du paiement en ligne pour ses clients.


LA FIN DU MONOPOLE DE L’INDUSTRIE BANCAIRE

Pendant de très nombreuses années, l’industrie bancaire détient le monopole dans le domaine des services de paiement. Un monopole qui oblige les e-commerçants à souscrire auprès d’une banque un contrat de Vente À Distance (VAD) impliquant de nombreux frais : mise en service, abonnement mensuel fixe et commissions pour chaque transaction. Des coûts élevés pour les commerçants qui peuvent alors se montrer frileux face au e-business. En 2000, Paypal bouscule le marché en proposant sa solution de paiement en ligne, présentée comme un complément aux solutions de paiement bancaire.

Les pratiques d'achat évoluent, le e-commerce prend de l’ampleur, et l’Union Européenne se met à la page en 2009 avec la Directive sur les Services de Paiement (DSP), qui permet, entre autres, l’entrée d’institutions non bancaires sur le marché des services de paiement. L’application de cette directive sur l’ensemble de la zone SEPA (Single Euro Payments Area) révolutionne le marché, et sera complétée par la DSP2 en juillet 2013. Le paquet législatif sur les paiements alors adopté favorise la concurrence et l’innovation, ainsi que la sécurité des acheteurs. Un bénéfice autant pour les consommateurs que pour les différents acteurs du marché du paiement, puisqu’il permet l’émergence de nouveaux acteurs et le développement de moyens de paiement innovants.

paiement en ligne

Photo : Ritesh Nayak


NOUVEAUX USAGES ET SERVICES INNOVANTS

Rapidement, de nouveaux acteurs se positionnent sur ce marché et de nombreuses offres prolifèrent pour simplifier au maximum l’acte d’achat en ligne et assurer la sécurité des informations bancaires de l’acheteur. Du porte-monnaie électronique classique jusqu’au paiement biométrique, en passant par les réseaux sociaux, nombreuses sont les solutions aujourd’hui proposées aux e-commerçants.

Le plus répandu est certainement le porte-monnaie électronique ou « wallet », à l’instar de Paypal. Des grands noms de l’informatique et d’Internet, comme Google et Apple ou des institutions bancaires, comme la Société Générale, développent leur e-wallet. Avec cette solution, les internautes n’ont pas à inscrire leurs coordonnées bancaires pour chaque transaction, le paiement s’effectue via une identification à leur compte utilisateur. Une solution sécurisante pour de nombreux internautes, mais qui les oblige à créer un compte, et qui reste très sujette à la fraude bancaire via le phishing.

Ces dernières années, les réseaux sociaux ont également pris une place primordiale dans les usages du web. L’industrie bancaire prend conscience de cette tendance et cherche à se positionner sur ce créneau pour développer de nouveaux services de paiement. Ainsi, le groupe BPCE (Banque Populaire - Caisse d’Épargne) a lancé, en octobre 2014, une solution de paiement via Twitter. Via le wallet S-Money de la banque, l’internaute peut transférer de l’argent grâce à un simple tweet.

Parmi les plus innovants, on voit apparaître des solutions de paiement biométriques. À la limite de la science-fiction, l’utilisation de la biométrie est réellement en plein développement dans l’électronique grand public, comme on peut le voir avec le TouchID de Apple, par exemple. Et elle tend actuellement à s’immiscer dans l’univers du paiement. Ainsi, les utilisateurs peuvent effectuer leurs paiements par reconnaissance digitale, notamment via Apple Pay et le TouchID, mais aussi Samsung Pay, une solution de paiement tout juste officialisée, qui mise sur la technologie Magnetic Secure Transmission et permet la compatibilité avec de très nombreux points de vente. Mais on peut maintenant aussi effectuer des paiements par reconnaissance vocale, comme le propose la Banque Postale et son Talk To Pay, ou encore en un clin d’oeil grâce aux Google Glass. La biométrie n’est pas infaillible, mais le développement de ces solutions est voué à renforcer la sécurité des paiements et optimiser l’expérience utilisateur.

Ainsi, de nombreuses acteurs, institutions bancaires comme startups web, se sont positionnées sur le marché pour proposer des solutions innovantes et simplifier l’acte de paiement pour les utilisateurs. Mais aussi répondre à des usages relativement récents tels que l’abonnement en ligne ou encore le crowdfunding. Nous allons vous parler de ces solutions de la fintech qui ont fait mouche chez Escale et que nous avons adopté pour nos clients.


STRIPE : MAÎTRISE DE L’EXPÉRIENCE UTILISATEUR

Chez Escale, pour satisfaire certains de nos clients nécessitant un service de paiement en ligne, nous avons adopté la solution de Stripe. Cette startup californienne a été créée par les deux frères John et Patrick Collison en 2010.

Stripe vise à simplifier l’utilisation du service de paiement pour les e-commerçants, mais aussi pour les développeurs en éditant une API à intégrer sur son site web. Il permet au e-commerçant de proposer un service de paiement en ligne, sans avoir à ouvrir un compte marchand auprès d’une banque. L’avantage de Stripe, par rapport à un e-wallet, est de proposer une solution qui permet de maîtriser l’expérience utilisateur de bout en bout car le module de paiement est intégré au site web. L’internaute effectue donc son règlement directement sur le site, sans être redirigé vers une page de paiement tierce pour conclure la transaction. Et cela avec la possibilité de payer en « 1-tap » : les clients peuvent sauvegarder leurs données en les associant à une adresse mail et un numéro de téléphone, puis payer un en clic, les fois suivantes, grâce à un code envoyé par SMS.

Outre sa simplicité d’intégration, Stripe offre d’intéressantes fonctionnalités. Il permet de mettre facilement en place des systèmes d’abonnement. Mais aussi de gérer les remboursements, en tout simplicité, en accédant à son compte commerçant où un bouton « refund » permet le remboursement total ou partiel de chacune des ventes effectuées.

Une solution simple et rapide à mettre en oeuvre, mais également moins chère qu’un contrat VAD dans une banque traditionnelle, pour les e-commerçants qui réalisent un chiffre d’affaire de transactions peu élevé. En effet, Stripe ne requiert pas de frais d’entrée ni d’abonnement mensuel, mais se rémunère uniquement sur les transactions effectuées (30 centimes et 2,9% sur chaque transaction). On avons ici une solution adaptée plutôt aux startups qui démarrent leur projet, mais qui trouveront peut-être des tarifs plus intéressants en banque une fois leur chiffre d’affaire important.

Une version Beta de Stripe est actuellement disponible en France, et ce depuis début 2014, mais le service de paiement est disponible dans une douzaine de pays dans le monde et accepte 139 monnaies différentes. Les deux frères ne comptent pas s’arrêter là, et après avoir levé 80 millions de dollars fin 2014, ils viennent de signer un partenariat avec Visa. Une opportunité pour eux pour d’étendre leur activité sur les marchés du monde entier, et développer de nouvelles expériences de e-commerce.

Escale a notamment utilisé Stripe pour le site de Team Officine, plateforme de recrutement de pharmaciens d’officine, mais aussi pour un de nos derniers projets mis en ligne, dont nous vous parlerons plus longuement dans les semaines à venir.

team officine page paiement

Le module de paiement Stripe intégré sur Team Officine


MANGOPAY ET LEMONWAY : LES FRANÇAIS, SPÉCIALISÉS DANS LE FINANCEMENT PARTICIPATIF

La deuxième solution de paiement en ligne que nous utilisons chez Escale est développée par le leader européen de cagnotte en ligne : Leetchi. En obtenant sa licence de monnaie électronique en 2012, la startup a pu lancer MangoPay, solution de paiement en ligne.

Sur un marché déjà bien encombré et en tant que spécialiste du paiement communautaire, MangoPay se différencie par une solution destinée aux marketplaces et aux plateformes de crowdfunding. MangoPay répond ainsi aux problématiques de ces différentes plateformes, qui nécessitent une solution simple à intégrer, et qui réponde aux exigences légales et business du marché. Les plateformes de crowdfunding ont, en effet, des attentes bien spécifiques et MangoPay y répond grâce à sa mécanique de e-wallet : MangoPay collecte l’argent versé par les donateurs et c’est une fois le projet validé que les fonds sont débloqués pour être viré sur le compte du porteur de projet. De plus, MangoPay permet le « split payment », c’est-à-dire qu’au moment du déblocage des fonds, la somme peut être divisée pour être versée sur plusieurs comptes : la commission à destination de la plateforme de crowdfunding, et le reste sur le compte du porteur de projet.

MangoPay assure la gestion des différentes devises monétaires, mais aussi une large couverture des moyens de paiement, que pourront proposer les plateformes à leurs utilisateurs : CB, Visa, Mastercard, virements SEPA, « one-click payment », « e-wallet ». MangoPay, tout comme Stripe, est un module intégré au site et permet donc un paiement en direct, sans redirection vers une page tierce.

Chez Escale, nous avons adopté cette solution de paiement spécialisée dans le crowdfunding pour le développement de la plateforme de financement et d’investissement dédiée aux entrepreneurs MyNewStartup.

Tout récemment, nous nous sommes également penchés sur son concurrent : Lemon Way. Créée en 2007 et spécialisée dans le paiement mobile, la startup française lance officiellement son e-wallet en 2012, après avoir reçu son agrément d’Établissement de Paiement.

Lemon Way offre un fonctionnement assez similaire à MangoPay mais a des tarifs plus attractifs, et est également particulièrement adapté aux plateformes de crowdfunding ou aux marketplaces. Contrairement à MangoPay, Lemon Way permet le paiement par chèque, ainsi que par virement, et gère le prélèvement pour le crowdfunding de type prêt. Nous avons cependant noté que ses tarifs attractifs se ressentent au niveau de la qualité de leurs API, documentation et support qui sont bien inférieurs à ceux de MangoPay.

Nous avons récemment opté pour cette solution pour notre client Humaid. Nous développons actuellement leur plateforme de financement participatif dédié à l’aide à la personne.

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Le module de paiement MangoPay intégré à la plateforme MyNewStartup


CASHWAY : LA SOLUTION « MADE IN NANTES » POUR PAYER EN ESPÈCES

Pour les plus réticents des achats en ligne, il existe une alternative « made in Nantes » pour payer en cash sur Internet ! De nombreuses personnes n’ont pas la possibilité de payer en ligne car ils ne possèdent pas de carte bancaire ou n’ont pas suffisamment confiance pour l’utiliser sur Internet. C’est avec l’objectif de rendre l’achat en ligne accessible à tous que le nantais Olivier Jamault a créé Cashway en janvier dernier.

La solution Cashway propose un service de paiement en ligne sans carte bancaire. Lorsque l’utilisateur choisit Cashway comme mode de paiement, il reçoit un mail ou un SMS contenant un code-barre, qui lui permet d’aller régler sa commande dans le bureau de distribution le plus proche (tabac, presse), en espèces ou tout autre moyen de paiement proposé par le buraliste.

Lancée il y a peu, la solution compte actuellement environ 6 000 bureaux de distribution en France permettant le mode de paiement par Cashway. Mais l’objectif de la startup est d’atteindre 20 000 commerçants et 25 000 bureaux de distribution d’ici à 2009.

Cette solution innovante permet à toutes les personnes exclues du système bancaire ou encore les adolescents ne possédant pas de carte bancaire, d’accéder au e-commerce. Un service de paiement, que nous n’avons pas eu l’occasion de mettre en place chez Escale, mais qui nous semble prometteur. Et qui remporte déjà les honneurs car Cashway a été vainqueur de la « Startups Battle » du West Web Festival cet été.


Autant de solutions innovantes qui ont émergé ces dernières années et nous permettent de monter des business toujours plus innovants, et répondre aux besoins de nos clients et aux problématiques liées à leur activité.


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